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| Motos de route, Tourisme, Custom / Road Bikes, Customs Cette section est pour parler des motos custom en général ou pour n'importe quoi qui est relié aux motos de routes / tourisme / custom (équipement, etc.). This area is made for discussing custom bikes or anything related to them (clothing, etc.). |
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World speed record
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Easy Rider (1969) le film cult, le road movie de biker.
![]() Cette ode à la liberté est imprégnée par la contre-culture américaine de l'après-guerre. Billy (Denis Hopper) et Wyatt (Peter Fonda) redécouvrent dans un voyage onirique "la grande et sainte Amérique encore préservée des hommes" décrite vingt ans plus tôt par Jack Kerouak dans "Sur la Route". ![]() Les motards d’Easy Rider peuvent prendre la relève… Pour beaucoup, le film réalisé par Dennis Hopper marque la naissance du road-movie dans le cinéma américain, une oeuvre au tournant de la décennie soixante/soixante-dix, devenue culte. Easy Rider produit par Peter Fonda, qui en est l’interprète principal, est l’emblème de la contre-culture et de la contestation américaines des sixties. ![]() “A man went looking for America and couldn’t find it anywhere” : tout l’esprit du film est sans doute contenu dans ce slogan publicitaire de l’époque. La recherche de l’Amérique est au coeur de ce voyage mais celle-ci est devenue introuvable. ![]() Easy Rider affiche d’emblée son lien avec le passé mythologique de l’Amérique tout en l’affirmant impossible. Une ambiguïté qui explique en partie la fascination qu’exerce ce film : le voyage et son absence, la quête identitaire et son impossibilité, l’excitation de la vitesse et l’errance. Les héros sont morts. Comment y croire encore ? ![]() Easy Rider crée une nouvelle mythologie, désabusée mais ô combien romantique, celle de la route comme l’échappée ultime. Autour de cette oeuvre fondatrice, il est possible de décliner les “motifs” clés du road-movie, de montrer l’influence d’un film sur un genre entier mais aussi ses racines, puisées dans les genres phares du cinéma américain. Une occasion également d’explorer les autres territoires du road-movie, depuis les années soixante-dix, le genre a trouvé une vitalité nouvelle et jamais démentie. Il est devenu universel. ![]() Le rock (Jimi Hendrix, Steppenwolf, etc.) accompagne cette Odyssée comme jadis le Jazz imprégnait l'encre de l'écrivain. A ce propos, on peut remarquer l'apparition de Phil Spector. Il joue le rôle du trafiquant de drogue à la Rolls Royce lors de la scène tournée en bout de piste. Ce légendaire producteur et arrangeur produira en 1969 l'album des Beatles "Let It Be". ![]() Ce film est aussi un incroyable "coup de pub" à la pratique motocycliste car à la fin des années 60, la moto est moribonde aussi bien aux État Unis qu'en Europe. ![]() Sorti un an après les événements de mai, le film de Dennis Hopper démontre magistralement que la moto peut être un moyen de retrouver sa liberté face au conformisme de la société. Magie de l'instant, Honda dévoile la Honda CB 750 qui fera redécoller la pratique de la moto grâce à une fiabilité et une technologie toute automobile. ![]() Et comme dans Easy Rider tout est réussi, les Harley-Davidson sont à la hauteur . La Captain America est un chopper comme on en n'avait encore jamais à vu même en Californie. Personne à l'époque n'avait construit une Harley chopperisée équipée d'une fourche rallongée de 12 pouces (plus de 30 cm) et d'un angle de chasse de 42°. ![]() Les bikers ou les motards (de ce coté ci de l'Atlantique) se demanderont comment Peter Fonda peut piloter la plus célébre Harley de l'histoire! Ce film va jeter de nombreux motards du monde entier dans d'incertaines créations qui vont hanter les routes des années 70. Easy Rider va fortement influencer le parcours de la Motor Compagny: Un moderne softail custom n'est il pas la lointaine progéniture de ce premier Radical Custom de l'histoire et que serait la customisation sans ce film! ![]() Au niveau de la genèse de la "Captain America" et de la "Billy Bike": Peter Fonda, qui est motard, achète aux enchères du fameux Los Angeles Police Department (LAPD) un lot de quatre Panheads réformés, millésime 1951. C'est Peter Fonda, l'acteur Dan Haggerty et le customisateur Tex Hall qui se chargent de la construction des Deux "Billy Bike" et des deux "Captain America " nécessaires aux besoins du tournage. ![]() Le classicisme de la Billy Bike par rapport à l' exubérante"Captain America" est du à la faible expérience de Dennis Hopper au guidon d'un deux roues. Signalons au passage qu'il est alors âgé de 31 ans, et est devant et derrière la caméra. ![]() UNE PEINTURE A MESSAGE! C'est John Wayne qui est indirectement à l'origine de la peinture personnalisée reprenant le thème du drapeau américain! Fonda ne supporte pas les positions de celui que l'on surnomme le "Duke" à propos de la guerre du Viet Nam. Il a vu les "bérets Verts" joué et produit par John Wayne; un film qui sera considéré par beaucoup comme de la propagande. Fonda est de ceux là et pour montrer que John Wayne ne saurait avoir le monopole du patriotisme, il arbore au dos de son blouson un drapeau US. La police l'arrête et le verbalise chaque jour pour "outrage au drapeau". Il persévéra et ira encore plus loin dans Easy Rider en étalant la bannière étoilée sur un réservoir Peanut. Personne n'avait osé! Par ce biais, Fonda et Hopper répondent à John Wayne et à ses "Bérets Verts". Le nom de "Captain America " est tout trouvé. Captain America est un héros de comics commandé par le Pentagone durant la seconde guerre mondiale pour maintenir le moral des "Boys"...On peut penser que John Wayne serait le vieux "Captain America" pétri d'un patriotisme caricatural! Ce film qui ne couta que 340 000 Dollars en rapporta entre 45 et 50 millions de Dollars. A 1,5 Dollars la place à l'époque, on estime qu'il rapporterait 400 millions de Dollars actuellement. - Lors du montage du film, trois des quatre Panheads furent volés comme de vulgaires choppers. La "Captain America",sévèrement endommagée lors de la scène finale du film, fut laissée par les voleurs. C'est la seule machine actuellement connue. Elle fut reconstruite par Dan Haggerty en souvenir de ce film décidément pas comme les autres. - Pour l'anecdote, les onomatopées de Jack Nicholson lorsqu'il avale un goulet de Whisky,"les tchit, tchit,tchit,... Indian" étaient une imitation du cérémonial de démarrage au kick des Harley par un Hells Angel engagé par la production. FICHE TECHNIQUE de la Harley-Davidson "Captain America": MOTEUR ET TRANSMISSION: V Twin stock à 45 degrés de type Panhead (55 CV à 4800 tr/mn) accouplé à une boite 4 montée dans un cadre rigide "Wishbone". Embrayage de type "mousetrap". Échappements"drag pipe" coudés vers le haut dit "upswept " avec embouts "queue de poisson" PARTIE CYCLE: Cadre rigide "wishbone" chromé, angle de chasse 43° et fourche rallongée de 12 pouces. Un seul frein arrière de type à tambour. DIVERS: Guidon "Apehanger" sur potence"dogbones", réservoir de type "Peanut" de 2 gallons. Électricité 6 volts. Vendu en 1986 pour 37 250 $.
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