![]() |
|
|
|||||||
| Motosports / Sportbikes Cette section est pour parler des motos sports en général ou pour n'importe quoi qui est relié aux motos sportives (équipement, etc.). This area is made for discussing sportbikes in general or anything sportbike related (clothing, etc.). |
![]() |
|
|
LinkBack | Outils de la discussion | Modes d'affichage |
|
|
#1 (permalink) |
|
Administrator
![]() Date d'inscription: novembre 2002
Localisation: up north
Messages: 2 826
Pouvoir de réputation: 50 Reputation: 323
![]() Moto: CBR954 |
![]() Après la série spéciale R, la Tuono fait son entrée définitive en version grand public dans la gamme Aprilia 2003. Dérivée de la RSV 1000, elle troque les bracelets contre un grand guidon et un habillage plus léger. On s’en doute, voilà un street bike qui ne manque pas de talent, même s'il reste à peaufiner… Alors que l’on attendait davantage la novatrice Mana et le pur café racer Blue Marlin tous deux dévoilés en 2001, Aprilia nous a surpris en annonçant le lancement d’une Tuono standard fin 2002. Le constructeur avait déjà défriché le terrain avec une première série spéciale cette année, la Tuono R, avant de se décider à faire entrer ce modèle à part entière dans sa gamme 2003. Qu’est-ce qu’une Tuono ? Une sportive, la RSV 1000, dénudée et équipée d’un grand guidon. Historiquement, ce style Street Bike est né dans les pays du nord, l’Angleterre et l’Allemagne, des marchés fervents de tuning radical. En France, si les Street Bike conquièrent de plus en plus de motards, il s’agit aussi souvent de sportives accidentées et reconditionnées à moindres frais. D’où notre étonnement de voir un constructeur se lancer officiellement sur ce créneau par nature anticonformiste. Selon la direction d’Aprilia France, la Tuono répond à une demande du public, fatigué par l’exclusivité des sportives mais tout de même désireux de pouvoir en conserver les performances… Voyons cela. ![]() Musclée Esthétiquement il est vrai, l’engin impressionne. Privé cette fois de carénage, il dévoile au grand jour ses carters moteurs, ses radiateurs, son réservoir séparé, le tout dans un choix de coloris plutôt agressif. Les fourreaux de fourche inversés noirs, le réservoir et l’habillage de selle rouges ou gris, le cadre bronze, voici un mélange qui ne manque pas d’allure, d’autant qu’il est rehaussé de pièces additionnelles elles-mêmes anguleuses. Les caches plastiques au niveau des entrées d’air ou derrière les radiateurs, le sabot moteur renforcent encore ce visuel musclé. Le tête de fourche, sa bulle rehaussée et le grand guidon doré lui apportent la dernière touche en affirmant une personnalité bien démarquée. Une fois à bord, les grands traits de la RSV ressortent nettement. Etroite au niveau des cuisses encastrées dans les flancs creusés du réservoir, plutôt longue, l’Aprilia renvoie moins le pilote sur la roue avant que certaines concurrentes. Le grand guidon monté sur le té supérieur et les pontets en alu taillés dans la masse dénote dans ce décor racing. Il offre néanmoins une prise en mains évidente, permettant de conserver le buste bien droit. Malgré tout, la Tuono dévoile une position de conduite peu naturelle, Aprilia n’ayant pas pris le soin d’adapter l’ergonomie générale de cette RSV à son nouveau guidon. Ainsi, la selle moelleuse mais penchée renvoie invariablement le bas ventre contre le réservoir tandis que les pieds sont cette fois trop hauts et en arrière. De même, initialement prévu pour la RSV et ses guidons bracelets penchant le buste très en avant, les compteurs sont désormais trop bas. Presque caché derrière le té de fourche, le compte-tours devient peu aisé à lire sans quitter trop longtemps la route des yeux, seuls les gros chiffres du tachymètre sauvant les meubles… ![]() Grand bleu Une fois habitué à cette curieuse ergonomie, on retrouve avec bonheur sur cette Tuono l’équilibre naturel de la RSV. Ni survireuse, ni pataude, cette machine réjouit d’emblée par la neutralité de sa direction, le sérieux de sa tenue de route et son caractère particulier, juste compromis entre la rudesse des Ducati et la facilité de twins nippons. Certes, voilà qui n’est quand même pas de tout repos au quotidien. Peu souple, le moteur cogne en dessous des 3 000 tr/min, l’ensemble braque très mal entre les voitures et manque d’autonomie. Mais une fois sur route, cette atmosphère brumeuse laisse subitement place au grand bleu. Bien calé à bord, la Tuono se laisse enfin dompter. Le bras de levier supérieur offert par son grand guidon optimise son agilité dans les virages serrés. Facile à poser sur l’angle pour une moto de cette cylindrée, elle résiste peu au freinage (puissant et progressif) et encaisse sans broncher les gros ralentissements. S’il surprend en ville en distillant vraiment le frein moteur à basse vitesse, son embrayage à glissement progressif permet maintenant d’éviter les blocages de la roue arrière lors des gros rétrogradages. Voilà donc une sécurité sur route qui aide à se concentrer sur les freins, la trajectoire et la remise des gaz… Sur les intermédiaires son moteur fait preuve d’un couple sympathique à mi-régime. Mais il trahit pourtant cette impression en reprises sur le denier rapport. Lent à s’élancer, il passe par un trou assez gênant vers les 4 000 tr/min. Il faut alors attendre 6 500 tr/min pour qu’il s’envole, cette fois pour de bon. Accroché au guidon, les jambes bien serrées contre le réservoir, le pilotage prend un nouveau visage. Les suspensions encaissent les bosses sans se montrer trop inconfortables, le guidage de l’ensemble ne souffre aucune lacune d’autant que l’amortisseur de direction fait son boulot discrètement (il limite les risques de guidonnage sans alourdir le train avant). ![]() Franc et ferme Comme toujours, l’Aprilia dessine des trajectoires très nettes, pourvu qu’on l’emmène avec une précision et un savoir-faire grandissants à mesure que le rythme augmente. Son twin vous trompe facilement, gommant les impressions de vitesse pourtant bien réelles… Dés lors, son inertie, mais aussi la rigidité et le poids de l’ensemble, deviennent plus sensibles dans les enchaînements. Pourtant, l’engin est loin d‘avoir tout dit. Un second palier après 8 500 tr/min renforce encore son accélération, même dans cette version française. Une fois bien en mains, habitué à ce caractère franc et ferme, emmener la Tuono sur bon revêtement prend enfin tout son sens. Bien filtrées, ses vibrations mécaniques restent suffisamment présentes. L’Aprilia vous fait partager le moindre de ses élans même au travers des explosions contenues dans son énorme silencieux. On regrette d’autant plus l’imprécision de la boîte, ne verrouillant pas toujours correctement. Au moins, cette Tuono ne manque pas d’allonge, à tel point qu’il est impossible d’exploiter son potentiel sur les deux derniers rapports… A 180 km/h compteur, votre tête menace de quitter votre buste d’un moment à l’autre, complètement délaissée par le tête de fourche débordé depuis longtemps par temps d’ardeur. Et il reste encore près de 3 000 tr/min avant le régime de puissance maxi ! Vous l’avez compris, l’engin a conservé la démultiplication de la RSV standard, qui l’handicape aussi bien en reprises qu’en vivacité sur les intermédiaires. ![]() Exigeante En utilisant la base de la RSV, Aprilia ne risquait pas de se louper sur le plan des performances pures. Cette Tuono est en tous points digne de la réputation de la marque, mêlant rigueur à un caractère moteur bien trempé. Néanmoins, la démarche du constructeur nous laisse un peu sur notre faim... Car quoi qu’on en dise, il ne suffit pas de prendre une excellente sportive, de lui monter un grand guidon et de lui ôter son carénage pour en faire un excellent roadster ! Buell, par exemple, a développé ses deux modèles actuels (XB9S, XB9R) sur une même base en prenant soin à chaque fois d’adapter leur ergonomie aux exigences de chaque catégorie. Aprilia pour sa part a négligé cet aspect, appliquant à la lettre la philosophie street bike, sans lui apporter ce « plus » que l’on attend d’un constructeur. La Tuono reste un roadster exigeant et peu confortable, conservant la plupart des travers d’une RSV au quotidien, y compris un tarif haut de gamme. Mais sans doute ce choix est-il dicté par une stratégie particulière ? Le constructeur pourrait en effet présenter dans les mois à venir un nouveau roadster, peut-être moins performant et radical ? ![]() Version davantage tournée vers le grand public que la première Tuono R commercialisée en 2002 (en série limitée à 200 exemplaires), ce roadster conserve une très étroite parenté avec les sportives RSV 1000 dont il reprend la partie cycle et le moteur. Il s’en distingue pour l’essentiel sur les points suivants : - tête de fourche, bulle bombée, - guidon haut en Ergal anodisé or, - té supérieur de fourche et pontets alu spécifiques, - habillage latéral, - sabot moteur, - tampons de protection latérale, - protections alu de radiateur, - conduits d’admission et cartographie revus pour renforcer le couple à mi-régime, - peinture cadre et bras oscillant bronze-titane, - coloris rouge, gris. Visuellement, cette moto possède de quoi combler tout amateur de beau matériel. L’Aprilia est richement équipée, à l’instar de ses freins Brembo (avec réservoir de maître-cylindre séparé, leviers réglables), ses suspensions complètement réglables, son superbe bras oscillant, son amortisseur de direction, etc. Son dosseret de selle renferme un petit espace pour loger un antivol (pince de disque) ou un pantalon de pluie. Techniquement, la Tuono reprend toutes les caractéristiques de base de la RSV 1000. Délivrant 126 ch. dans sa version libre (106 ch. pour la France), son V twin est alimenté par une injection électronique, son ouverture en V à 60° ayant nécessité de recourir à des balanciers d'équilibrage afin de réduire les vibrations. Il est aussi doté d’un embrayage novateur, exploitant les variations de pression à l'intérieur des pipes d'admission. Lors des fortes décélérations, il tend ainsi à " patiner automatiquement " afin d'éviter les blocages de la roue arrière, soumise au frein moteur traditionnellement important sur les twins de grosse cylindrée. Les modifications visant à renforcer le couple moteur à mi-régime restent peu sensibles. D’autant que le constructeur a conservé la démultiplication d’origine, faisant tirer trop long cette moto en 6ème, et l’handicapant en vivacité sur les intermédiaires. Cet oubli est d’autant moins pardonnable que le manque de protection ne permet de toute façon pas de taquiner la vitesse maxi. Au rang des critiques, la pourtant très riche planche de bord (dotée entre autres d’une fonction chronomètre) n’a pas été remontée de façon à s’adapter à la nouvelle ergonomie de bord. Si bien que l’accès à ses commandes (pour lire les différentes infos, kilométrages, horloge, température, chronos, injection, etc.) est mal aisé, tout autant que sa lecture qui oblige à quitter la route trop longtemps des yeux, notamment pour connaître le régime moteur. Curieusement, les commandes de klaxon et clignotants sont inversées sur le commodo gauche… Différents accessoires sont proposés par Aprilia : pièces de carénage carbone, visserie et pièces spéciales allégées, amortisseur de direction réglable Sachs Boge, amortisseur de direction réglable Öhlins, amortisseur arrière Öhlins, échappement et ordinateur de bord racing, ligne de vêtements spéciale. Moteur : 997,6 cm3, 4 temps, bicylindre en V à 60°, refroidi par eau, alésage 97 mm x course 67,5 mm, 2 ACT et 4 soupapes par cylindre, injection électronique diam. 51 mm, lubrification par carter sec et réservoir séparé, 6 vitesses, transmission par chaîne Puissance 126 ch. (92,6 kW) à 9 500 tr/min, couple 10,1 daN.m à 7 250 tr/min (version libre) Puissance 106 ch. (78 kW) (version française) Partie cycle : cadre périmétrique alu, fourche inversée Showa diam. 43 mm, monoamortisseur Sachs AR, freins AV 2 disque diam. 320 mm / étriers 4 pistons - AR 1 disque diam. 220 mm / étrier 2 pistons, pneus AV 120/70 X 17 - AR 190/50 X 17 (ou 180/55 x 17) Gabarit : empattement 1 415 mm, chasse 99 mm / angle 25°, hauteur de selle 820 mm, réservoir 18 l. (réserve 4 l.), poids à sec NC Performances : vitesse compteur vitesse réelle régime moteur 90 km/h 89 km/h 3 200 tr/min 130 km/h 128 km/h 4 500 tr/min Vitesse maxi env. 230 km/h, accélération 400 m DA env. 11,5 s (version française), conso moy. de l'essai : 8 l./100 km, autonomie avant réserve env. 170 km
__________________
Have no Heroes, look up to no one, because if someone is always leading the way, the best you'll ever be is 2nd! |
|
|
|
|
|
#5 (permalink) |
|
Stunter
![]() Date d'inscription: novembre 2002
Localisation: La La Land
Messages: 323
Pouvoir de réputation: 0 Reputation: 10
![]() Moto: 2002 Silver Suzie B-6 |
hehe moi j'en veux un comme celui avec la peinture mat. Ça me fait penser a robocop!!
les photos sont pas super belle la dessus là mais c'est un belle bête. Bien sur, ça prend toute sorte de monde pour faire un monde! |
|
|
|
![]() |
| Liens sociaux |
| Outils de la discussion | |
| Modes d'affichage | |
|
|
Discussions similaires
|
||||
| Discussion | Auteur | Forum | Réponses | Dernier message |
| Aprilia has released official picture of 2006 Tuono 1000 R | R1 Biker | Motosports / Sportbikes | 5 | 14/09/2005 23h26 |
| Aprilia Tuono 1000 modele. 2006. | R1 Biker | Motosports / Sportbikes | 2 | 07/09/2005 23h13 |
| Premier Essai: Aprilia RSV Tuono | Mahmoud | Articles | 14 | 14/12/2004 14h20 |
| Aprilia Tuono vs Ducati Monster S4 vs Triumph Speed Triple | Makiavel | Motosports / Sportbikes | 2 | 25/06/2003 11h36 |
| Aprilia RSV Mille R Tuono Limited Edition (2002) | Makiavel | Motosports / Sportbikes | 0 | 02/01/2003 10h14 |